Materiaux

Nous ne fabriquons pas. Nous choisissons, et le premier critère de choix est la matière : du massif plutôt qu'un panneau plaqué, du fer peint plutôt que de la tôle emboutie, du lin qui se froisse plutôt qu'un synthétique qui ne bouge jamais.

Voici ce que nous savons de chacune, et comment elle vieillit.

Le bois

Le manguier massif : reconnaître, choisir, entretenir — c'est le bois le plus présent au catalogue. Il prend une teinte chaude qui fonce avec les années, il se ponce, et il ne se jette pas quand il s'abîme.

Le chêne et le teck apparaissent sur quelques pièces de structure, là où il faut plus de dureté.

Le métal

Le laiton : patine, entretien et faux amis — comment distinguer un vrai laiton d'un acier doré, et pourquoi la patine n'est pas un défaut.

Le fer est travaillé en sections fines, peint ou patiné. Il permet des structures qui tiennent peu de place visuellement malgré leur solidité, et il se repeint.

La terre

Le grès : différence avec la céramique, usage et résistance — ce qui distingue le grès de la faïence, et ce qu'il supporte vraiment.

Les matières souples

Le cuir et la peau de vache se patinent à l'usage : ils foncent aux endroits de contact et gardent la mémoire des plis. C'est une matière qui s'améliore avec les années, à condition de la laisser vivre.

Le lin se froisse, et c'est ce qu'on lui demande. Une assise se retend ; un synthétique décollé se jette.